Cone beam et imagerie de la « douleur dentaire »

10 Cone beam et imagerie de la « douleur dentaire »


La « douleur dentaire » est l’un des principaux motifs de consultation en odontologie. Ce terme a valeur de cible, mais associe dans le vocable la dent et son environnement parodontal. Il appartient au praticien d’en apprécier les caractéristiques et le siège, de la ramener à sa cause puis de soulager le patient par un traitement curatif.


D’une aide quotidienne, l’imagerie dentaire est contemporaine de l’invention des rayons X. Les techniques conventionnelles (clichés rétroalvéolaires [RA] et orthopantomographie [OPT]) se montrent très insuffisantes, sinon muettes dans les circonstances particulières du diagnostic endodontique et parodontal. L’imagerie sectionnelle cone beam guidée, comme tout acte d’imagerie diagnostique, par l’évaluation clinique permet de mettre en évidence et d’apprécier des lésions qui échappaient jusqu’à présent à l’imagerie.


Identifier la cause de la douleur est le premier geste d’une thérapeutique efficace.



DOULEUR


La douleur est décrite comme une sensation désagréable et parfois même une souffrance, de degré variable, liée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle. La douleur dentaire peut être vive, parfois insupportable. C’est un motif fréquent de consultation journalière, souvent en urgence.




NATURE DE LA DOULEUR DENTAIRE


La douleur a le plus souvent une origine organique : dentinaire, pulpaire ou apicale. Elle peut aussi être dysfonctionnelle, prenant le masque trompeur, pour le patient comme pour le praticien, d’une douleur dentaire organique et conduire à des gestes irréversibles qui ne la soulagent en rien et installent le malade dans la revendication et la sinistrose.



Douleur organique


La douleur peut être d’origine dentinaire, pulpaire ou périapicale. Elle est due à l’excitation de récepteurs situés au sein du complexe pulpodentinaire et pulpoparodontal. Le diagnostic est clinique et, dans ce cas, l’imagerie RA est le plus souvent suffisante. Dans l’atteinte dentaire et parodontale limitée, l’imagerie n’a qu’un rôle très restreint pour l’évaluation de l’état ligamentaire qui peut être épaissi en cas de desmodontite et dont l’identification simple relève de la technique RA.








DOULEUR PARODONTALE


Elle est liée au processus inflammatoire des tissus de soutien de la dent ou parodonte incluant la gencive, appelé parodontite. Cette atteinte définit la grande famille des « maladies parodontales » aux nombreuses formes cliniques, première cause de perte des dents.



CLASSIFICATION DES MALADIES PARODONTALES


La classification des maladies parodontales, dite d’Armitage, a été adoptée en 1999 lors d’une conférence de consensus mondiale (International Workshop for a Classification of Periodontal Diseases and Condition).


Plus clinique que la précédente (Suzuki-Charon, 1989), elle tient compte de l’évolution des connaissances, intègre les gingivites et distingue trois catégories de parodontites qu’elle détache de l’âge :





En même temps qu’était écartée la parotidite réfractaire qui peut accompagner tout type de maladie parodontale, d’autres entités sont retenues et viennent compléter cette classification :







En raison de leur fréquence en pratique clinique et radiologique spécialisée, nous isolerons les parotidites chroniques et les lésions endoparodontales, plus particulièrement liées à la pathologie fissuraire radiculaire.


Parodontites chroniques


Anciennes parodontites de l’adulte, les parodontites chroniques sont un motif de consultation fréquent en odontologie. Elles sont reconnues comme les parodontites le plus souvent rencontrées. Leur prévalence et leur sévérité augmentent avec l’âge. D’évolution lente, sur plusieurs années, elles connaissent des périodes de stabilisation mais aussi souvent d’accélération.


Elles résultent de la perte de l’attache gingivale, qui serait principalement due à la conjonction de deux facteurs principaux :


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Jun 7, 2020 | Posted by in DENTAIRE | Comments Off on Cone beam et imagerie de la « douleur dentaire »

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