Cone beam et articulations temporomandibulaires

8 Cone beam et articulations temporomandibulaires


Les articulations temporomandibulaires (ATM) sont des unités anatomiques et fonctionnelles originales « suspendues », étroitement solidaires et dépendantes de l’occlusion dentaire. Les ATM comportent une charpente osseuse et musculaire ainsi qu’un système capsuloligamentaire et discal. Elles participent, avec l’articulé dentaire et les muscles masticateurs, à la composition de l’appareil manducateur.



Le rayon X explore spécifiquement les structures denses (os, dents…) ; l’imagerie par résonance magnétique (IRM) étudie les composantes molles (disques articulaires, muscles…).


C’est ainsi que :





Rappel anatomique et fonctionnel des ATM


Articulations paires et symétriques, enfouies dans la base du crâne, sollicitées en permanence par la déglutition, la phonation et la respiration, les ATM constituent avec l’articulé dentaire un triplet fonctionnel dont l’équilibre peut être remis en question par un événement mineur.


Chaque articulation est constituée de :




Malgré leur apparente complexité, la plupart des signes cliniques qui caractérisent les SADAM trouvent une explication à condition d’admettre l’existence d’une unité anatomique et fonctionnelle fondamentale. Il n’y a pas de « ménisque » isolé au sein de l’ATM, mais un disque. Ce disque correspond, pour certains, au tendon du faisceau supérieur du muscle ptérygoïdien latéral, différencié en regard des surfaces articulaires.


Il détermine deux chambres articulaires indépendantes (une chambre supérieure discotemporale et une chambre inférieure discomandibulaire) à l’intérieur d’une capsule doublée de synoviale et renforcée par des structures ligamentaires. Dans le mouvement normal, le disque chevauche le condyle mandibulaire dont il accompagne la course et s’interpose en permanence entre les surfaces cartilagineuses du squelette arti culaire (figures 8.1 et 8.2).




« L’ATM est la surface d’union entre le condyle mandibulaire et la cavité glénoïde du temporal. Elle constitue en fait une suture spécialisée dans laquelle le complexe méniscal joue un rôle de glissement, mais aussi de protection et d’adaptation des structures crâniennes. »


(Pierre Carpentier, 1998)



Tomographie volumique à faisceau conique ou « cone beam »


L’évaluation anatomique statique et dynamique des ATM répond à un protocole fondé, comme toujours en imagerie, sur les constatations cliniques initiales qui ont une valeur d’orientation particulière :





Place et indications du cone beam dans les moyens d’imagerie des ATM (tableau 8.1)


C’est le besoin du clinicien, à l’issue de son évaluation, qui justifie le bilan d’imagerie dont la part est aujourd’hui réduite.



Les techniques conventionnelles sont :









Quelques variantes de la normale


Il n’est pas toujours aisé de distinguer une variante anatomique normale d’un aspect pathologique, d’autant que la modification n’est pas toujours bilatérale ou, si elle l’est, pas toujours symétrique (figures 8.8 et 8.9). La clinique prend alors toute son importance. L’absence de manifestations douloureuses et fonctionnelles doit être pris en considération sans que ce critère soit absolu.



Jun 7, 2020 | Posted by in DENTAIRE | Comments Off on Cone beam et articulations temporomandibulaires
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