86: Métrorragies pubertaires

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Métrorragies pubertaires





Étiologie



• La cause la plus fréquente de métrorragies pubertaire est l’anovulation fonctionnelle. En effet, 55 à 82 % des cycles sont anovulatoires les deux premières années après la ménarche.


• Les anomalies sévères de la coagulation sont généralement diagnostiquées dans l’enfance. Toutefois les métrorragies pubertaires, souvent d’installation précoce, peuvent révéler une maladie de l’hémostase dans une forme modérée ; selon les études 19 à 28 % des adolescentes hospitalisées pour des métrorragies hémorragiques présentent des troubles de la coagulation. On trouve le plus fréquemment une dysfonction plaquettaire dans 20 à 30 % des cas et une maladie de Willebrand dans 13 à 17 % des cas, les autres déficits étant déjà connus car plus sévères. Toutefois ni la gravité du saignement, ni sa précocité ne sont prédictifs d’une anomalie de l’hémostase.


• D’autres causes hormonales comme l’hypothyroïdie et l’hyperandrogénie peuvent interférer avec l’ovulation.


• Les causes organiques sont rares et facilement identifiables par le clinicien car les circonstances de survenue et les caractéristiques du saignement sont bien différentes. Ce sont les rares tumeurs cervico-vaginales ou tumeurs sécrétantes de l’ovaire, les complications de la grossesse et de la contraception ou les infections génitales hautes.

May 14, 2017 | Posted by in PÉDIATRIE | Comments Off on 86: Métrorragies pubertaires
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