96: Traumatismes oculaires et traumatismes des annexes oculaires

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Traumatismes oculaires et traumatismes des annexes oculaires




Traumatismes oculaires



Définition


Les traumatismes oculaires regroupent les plaies du globe oculaire et les contusions sans effraction du globe oculaire. Ces traumatismes peuvent se présenter avec ou sans corps étrangers qu’ils soient superficiels bénins ou intra-oculaires grevant le pronostic visuel. Les traumatismes oculaires concernent les enfants dans plus d’un tiers des cas. Les garçons sont nettement plus exposés que les filles. La majorité de ces traumatismes a lieu entre 6 et 14 ans avec un pic à l’âge de 8 ans. Les traumatismes seraient bilatéraux dans 5 % des cas. Les causes sont multiples et variées : bout de bois, objet lancé, arme à feu, accident de la circulation, éclat de verre ou de métal, morsure d’animal, etc.


Près de 20 % des traumatismes oculaires occasionnent des séquelles oculaires. Les contusions représentent 75 % des cas, les plaies ouvertes du globe oculaire s’observent dans 25 % des cas, avec corps étranger intra-oculaire dans environ 2 % des cas.



Examen clinique (figures 96.1 à 96.5)



En urgence


L’interrogatoire doit recenser les données anamnestiques (origine du traumatisme, circonstances, etc.). Il recherche une baisse d’acuité visuelle monoculaire (en mettant un cache sur l’œil sain) ressentie par le jeune patient.







L’examen oculaire du pédiatre en urgence apprécie :



• l’état visuel, en ayant fait préciser l’état visuel antérieur ;


• un œdème ou un hématome des paupières ;


• le toucher bidigital prudent pour apprécier le tonus oculaire ;


• le globe oculaire que permettra une ouverture palpébrale, même forcée mais de façon douce. Une plaie du globe peut parfois apparaître de façon évidente ;


• la cornée en instillant une goutte de fluorescéine s’il ne semble pas y avoir de plaie transfixiante. L’instillation de la fluorescéine peut montrer une zone fluorescéine positive témoignant d’une désépithélialisation partielle de la cornée. Il s’agit alors au minimum d’une kératite ou d’une plaie de cornée non transfixiante ;


• le segment antérieur : régularité de la pupille, et sa réactivité à la lumière, en recherchant une mydriase. Une hémorragie sous-conjonctivale ou un hyphéma (épanchement de sang dans la chambre antérieure) doivent être recherchés.

May 14, 2017 | Posted by in PÉDIATRIE | Comments Off on 96: Traumatismes oculaires et traumatismes des annexes oculaires
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