31: Syndrome du tunnel radial

31 Syndrome du tunnel radial



SYNDROME CLINIQUE


Le syndrome du tunnel radial est une cause rare de douleur latérale du coude, qui ne se distingue des autres syndromes canalaires que par le fait qu’il est très rarement diagnostiqué. L’incidence des erreurs de diagnostic dans ce syndrome est en fait si importante que l’on y fait souvent référence de manière incorrecte par le terme de tennis elbow resistant (épicondylite résistante des joueurs de tennis). Comme cela sera développé par la suite, la seule similarité majeure du syndrome du tunnel radial et de l’épicondylite des joueurs de tennis est le fait que ces deux syndromes cliniques produisent une douleur latérale du coude.


Dans le syndrome du tunnel radial, la douleur est de nature sourde et localisée dans la masse profonde du muscle court extenseur radial du carpe (deuxième radial externe). Elle peut irradier proximalement et distalement dans le bras et l’avant-bras (figure 31.1). Son intensité est légère à modérée, mais peut entraîner une incapacité fonctionnelle significative.



Au cours de ce syndrome, la branche motrice du nerf radial, le nerf interosseux postérieur, est comprimée par différents mécanismes ayant en commun un tableau clinique similaire. Ces mécanismes comprennent la présence de bandes fibreuses aberrantes devant la tête du radius, des vaisseaux sanguins anormaux comprimant le nerf, ou un bord tendineux aigu du muscle court extenseur radial du carpe. Ces compressions peuvent être isolées ou associées.



SIGNES ET SYMPTÔMES


Quel que soit le mécanisme de compression du nerf radial, la caractéristique clinique commune aux différentes formes du syndrome du tunnel radial est la douleur située juste au-dessus de l’épicondyle latéral de l’humérus. La douleur peut se développer après une blessure aiguë par torsion ou après un traumatisme direct des tissus mous recouvrant le nerf interosseux postérieur (branche motrice du nerf radial), ou bien son apparition peut être plus insidieuse sans facteur déclenchant manifeste. La douleur est constante, et aggravée par la supination active du poignet. Les patients indiquent souvent leur incapacité de tenir une tasse de café ou un marteau. Les troubles du sommeil sont fréquents. À l’examen clinique, l’amplitude des mouvements du coude est normale. La force de préhension du côté affecté peut être diminuée.


Dans leur ouvrage classique sur les syndromes canalaires (Entrapment neuropathies, 2e éd. Little : Brown ; 1990), Dawson et al. mentionnent trois signes importants qui permettent au clinicien de distinguer le syndrome du tunnel radial de l’épicondylite des joueurs de tennis :


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Aug 15, 2017 | Posted by in GÉNÉRAL | Comments Off on 31: Syndrome du tunnel radial

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