14 Syndrome scapulocostal
SYNDROME CLINIQUE
Le syndrome scapulocostal est un syndrome clinique caractérisé par une douleur et une paresthésie situées sur le bord médial de la scapula, ou omoplate, et irradiant dans le cou, le triceps supérieur, la paroi thoracique et l’extrémité distale du membre supérieur. La douleur est sourde et à type de brûlure. L’intensité de la douleur associée au syndrome scapulocostal est modérée.
Également appelé « syndrome douloureux de l’épaule du voyageur de commerce » (traveling salesman shoulder), le syndrome scapulocostal semble provenir d’un surmenage lié à une utilisation répétée des muscles de stabilisation de l’épaule, qui comprennent le dentelé antérieur (grand dentelé), l’élévateur de la scapula (angulaire de l’omoplate), le petit pectoral et les rhomboïdes, provoquée par des activités comme passer le bras par-dessus le siège avant vers la banquette arrière d’une voiture pour prendre des échantillons ou maintenir longtemps le combiné du téléphone coincé entre l’épaule et le cou (figure 14.1). Les sports de raquette ont également été incriminés dans l’évolution d’un syndrome scapulocostal.
SIGNES ET SYMPTÔMES
L’examen physique révèle la présence de zones gâchettes musculoaponévrotiques dans les muscles rhomboïdes, infraépineux et subscapulaire. Ces zones gâchettes sont particulièrement bien mises en évidence en demandant au patient de placer sa main sur l’épaule non affectée en passant devant le thorax. La palpation de ces zones gâchettes situées le long du bord médial de l’omoplate entraîne un signe du sursaut positif, et provoque une douleur irradiante dans le membre supérieur homolatéral. L’examen neurologique du membre supérieur est normal. Si les patients restent sans traitement, la limitation des mouvements de l’épaule et de l’omoplate s’aggrave jusqu’à entraîner une incapacité fonctionnelle et une douleur.
EXAMENS COMPLÉMENTAIRES
Des radiographies standard seront effectuées chez tous les patients présentant un syndrome scapulocostal. À partir du tableau clinique du patient, des analyses supplémentaires, comprenant une numération-formule sanguine complète et une vitesse de sédimentation, peuvent être nécessaires. Une imagerie par résonance magnétique (IRM) de l’épaule est indiquée lorsqu’une déchirure de la coiffe des rotateurs est suspectée. Une scintigraphie osseuse doit être effectuée en cas de suspicion d’une affection métastatique ou d’une tumeur primitive dans la région de l’épaule. Des radiographies thoraciques en vues lordotiques apicales doivent être effectuées dans l’éventualité d’une tumeur de l’apex pulmonaire. Un électromyogramme et une évaluation de la vitesse de conduction nerveuse permettent d’éliminer une radiculopathie, une pathologie du plexus brachial et une neuropathie par compression.

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