L
LANGUE (Affections de la)
Glossites profondes
Affections des muscles linguaux. Elles peuvent provoquer une importante hypertrophie de la langue qui peut entraîner des troubles asphyxiques nécessitant parfois la mise en place d’une sonde trachéale ou la trachéotomie ; et qui entraîne toujours une dysphagie plus ou moins grave nécessitant des restrictions alimentaires (nourriture exclusivement liquide ou en bouillie), parfois des perfusions et une alimentation par sonde naso-gastrique.
Un examen radiologique est souvent nécessaire compte tenu de la fréquence des corps étrangers (prendre 2 clichés perpendiculaires pour les localiser). Dans certains cas un examen tomodensitométrique sera nécessaire.
LARYNGITE
LARYNGOSPASME
LARYNX (Collapsus du)
Définition
Respiration dyspnéique et bruyante due à un collapsus laryngé pendant l’inspiration. Il s’agit généralement d’une complication du syndrome « Obstruction respiratoire supérieure des races brachycéphales », en raison d’une pression négative inspiratoire trop importante créant une véritable aspiration des cartilages aryténoïdes et des membranes du larynx.
Symptômes
La difficulté du diagnostic tient à ce que l’anesthésie générale, même « a minima », diminue les forces inspiratoires et la pression d’aspiration.
LARYNX (Œdème du)
Définition
Accident aigu, caractérisé par une turgescence de la muqueuse, entraînant un rétrécissement de la lumière laryngée à l’origine d’une respiration dyspnéique et bruyante.
Les principales causes sont les envenimations, principalement par piqûre d’insecte ; les réactions anaphylactiques ; le coup de chaleur et l’excitation, éventuellement liée au syndrome « obstruction respiratoire supérieure des races brachycéphales ».
LARYNX (Polypes du)
LEISHMANIOSE
Définition
La leishmaniose du chien est une protozoose généralisée due à la prolifération de Leishmania donovani infantum dans les cellules macrophagiques mononucléées transmise par des insectes piqueurs, les phlébotomes. C’est une maladie chronique conduisant lentement les animaux malades vers la cachexie et la mort. Elle se caractérise principalement par des signes cutanéo-phanériens ainsi que par une hypertrophie des nœuds lymphatiques et un amaigrissement.
Symptômes
Expression clinique riche et polymorphe :
Diagnostic
• CLINIQUE DE SUSPICION
• EXPÉRIMENTAL
NB : Aucun rapport entre le taux de positivité et la gravité.
NB : La PCR semi-quantitative est en cours de validation, avec comme problématique essentielle, la question de savoir si la grande sensibilité de la méthode peut permettre de substituer le sang aux autres milieux de prélèvements.
Pronostic
Réservé par principe ; d’une part en raison de la gravité de la maladie ; d’autre part, en raison de la difficulté à faire plus que « blanchir » les animaux qui, améliorés cliniquement, ne sont cependant pas débarrassés complètement des parasites.
Traitement
• SPÉCIFIQUE
• SUIVI DU CHIEN LEISHMANIEN
NB : Dans les zones d’enzootie, si le suivi des malades se révèle impossible, la décision d’euthanasie pourra être conseillée afin d’éviter la dissémination de la maladie.
LEPTOSPIROSES DU CHIEN
Définition
Maladies contagieuses communes à l’homme et à de très nombreuses espèces animales, virulentes et inoculables, dues à la pullulation dans le sang et les tissus de germes du genre Leptospira.
Symptômes
• À côté des trois grandes formes classiques de leptospiroses canines « gastro-entérite hémorragique leptospirosique », « ictère leptospirosique » et « néphrite leptospirosique », des formes moins caractéristiques, dont l’identification est directement liée aux nouvelles possibilités du diagnostic sérologique ont été mises en évidence. Elles sont incontestablement devenues prépondérantes.
• L’incubation est variable suivant les formes.
Elle dure en moyenne 5-6 jours, mais peut être plus courte lors de « gastro-entérite hémorragique leptospirosique » et d’« ictère leptospirosique ».
Épidémiologie
Diagnostic
• La recherche du germe est peu employée en pratique, compte tenu de sa grande fragilité qui oblige à mettre en œuvre les examens de laboratoire dans les heures qui suivent le prélèvement et avant toute antibiothérapie (avant le 8e jour suivant le début de la maladie : dans le sang ; après le 8e jour suivant le début de la maladie : dans les urines). Les techniques utilisées sont la bactérioscopie, la mise en culture sur milieux spécifiques, et l’inoculation à l’animal sensible (cobaye, hamster).
• Le sérodiagnostic est pratiqué par « le laboratoire de référence des leptospiroses », désormais localisé à ENVL. Il repose sur diverses techniques (microaglutination, Elisa) en continuelle évolution. Comme la positivation s’effectue en moyenne à partir du 7e jour de la maladie, le sérodiagnostic ne peut donc être utilisé que dans les formes d’évolution subaiguë et il est préférable d’effectuer une cinétique des anticorps. Toutefois, en pratique, une orientation peut être formulée en confrontant le titre sérologique à l’anamnèse vaccinale.
• La PCR, désormais disponible, doit être considérée comme complémentaire de la sérologie plutôt qu’elle ne s’y substitue. Elle permet de détecter des souches pathogènes dans le sang, puis les urines, avec la même contrainte que pour mise en évidence des bactéries : elle n’a d’intérêt que sur un animal qui n’a pas été traité à l’aide d’antibiotiques.
Traitement
• ANTIBIOTHÉRAPIE
Prophylaxie
Il convient de considérer le danger des leptospires pour l’homme, en particulier lors du traitement d’un chien malade, fortement excréteur.
• PROPHYLAXIE MÉDICALE
Il paraît préférable d’effectuer un rappel tous les 6 mois chez les chiens soumis à un risque certain d’infection ou de pratiquer le rappel avant la période d’exposition à l’infection (saison de la chasse, par exemple). La vaccination ne protège que partiellement à l’égard des autres sérogroupes.
LEVUROSES
Candidoses
Définition
Mycoses provoquées par des levures appartenant au genre Candida et, principalement, Candida albicans.
• Chez les carnivores, on peut distinguer des candidoses superficielles — soit cutanées (intertrigos, otites, etc.), soit muqueuses (conjonctivites en particulier) — et des candidoses internes : surtout digestives (stomatites, entérites, entérocolites), plus rarement respiratoires, génitales ou urinaires.
• Champignon endosaprophyte, végétant sur les muqueuses d’un animal sain, Candida albicans devient pathogène dès qu’une cause favorisante empêche le contrôle du parasite par son hôte. Sur la peau, une irritation est nécessaire pour observer la présence de la levure qui n’est pas isolée à l’état saprophyte. Ces causes favorisantes sont locales (humidité, chaleur, hyperacidité) ; ou générales (infection intercurrente, dysendocrinie, facteurs nutritionnels et iatrogènes avec usage immodéré des antibiotiques ou des corticoïdes, notamment).
Étude clinique
Des taches blanchâtres, d’aspect crémeux luisant, qui mesurent quelques millimètres jusqu’à plusieurs centimètres de diamètre, peuvent parfois être confluentes pour recouvrir sur une grande surface la langue ou les joues. La muqueuse rouge, ulcérée, est très enflammée.
Diagnostic
L’aspect des lésions n’apporte souvent qu’une présomption. Le diagnostic expérimental comprend 4 phases : prélèvement ; examen direct ; culture et identification.
• Prélèvement : il se fait par raclage de l’enduit cutané ou par écouvillonnage du conduit auditif externe (écouvillon stérile).
• Examen direct : après étalement entre lame et lamelle et coloration soit au bleu lactique, soit par une méthode rapide (Diff-Quick), soit encore par une méthode classique (Gram, Giemsa), on observe la présence de levures bourgeonnantes à bourgeonnement multipolaire, rondes ou ovalaires de 2 à 4 μm. La présence de ces levures est pathologique quand ces éléments sont très nombreux et prédominent nettement par rapport à la flore bactérienne réduite, voire absente.
• Culture : on ensemence sur gélose Sabouraud-Chloramphénicol-Actidione et on laisse incuber pendant 24 à 48 heures à 25-30 °C.
• Identification : diverses techniques sont utilisées. La plus simple et la plus rapide est le test de filamentation qui permet l’identification de C. albicans en 24 heures. On laissera le plus souvent effectuer cette identification par des laboratoires spécialisés.
• Pour des candidoses internes, un examen histopathologique avec coloration à l’hématoxyline éosine, au PAS ou au Gomori, permet, devant la coexistence du mycélium filamenteux et des levures bourgeonnantes, d’affirmer le diagnostic.
Traitement
• LOCAL

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