Analgésiques ou Antalgiques

12. Analgésiques ou Antalgiques




ANALGÉSIQUES MORPHINIQUES





La morphine (Morphine, Moscontin, Skenan, Kapanol)


La morphine est l’antalgique de référence. C’est le principal alcaloïde de l’opium qui tire son nom de Morphée, mère des songes. Elle possède de nombreuses actions :




Sur le système nerveux central, l’action antalgique est la principale propriété recherchée en thérapeutique dans les douleurs sourdes (contusions, fractures), les douleurs viscérales (coliques hépatiques ou néphrétiques) et les douleurs aiguës. Elle a également une action hypnotique surtout à doses élevées ; elle est un puissant sédatif de la toux.


Sur la respiration, le principal risque de la morphine est son action dépressive sur la respiration, même à faible dose. À dose toxique, elle entraîne un arrêt respiratoire.


Sur le tube digestif, elle ralentit le péristaltisme intestinal et les sécrétions digestives d’où résulte la constipation quasi constante. On l’utilise pour cette raison, per os, dans les diarrhées incoercibles.


Sur les muscles lisses, on associe morphine et atropine dans le traitement de la crise de colique néphrétique.

Elle est contre-indiquée dans l’asthme car elle provoque une bronchoconstriction.



Toxicomanie ou pharmacodépendance. La morphine est un stupéfiant qui conduit à une toxicomanie avec dépendance psychique et physique :




– le morphinomane demande des doses de plus en plus fortes, alors que ces mêmes doses provoqueraient des troubles chez un sujet normal (accoutumance) ;


– le sujet a un besoin impérieux de son toxique : c’est la dépendance psychique.

La pharmacodépendance est expliquée par l’existence de morphines endogènes (synthétisées par l’organisme), les endorphines et les enképhalines, qui se fixent sur la membrane cellulaire (diencéphale et fibre lisse intestinale) au niveau des récepteurs morphiniques et qui sont déplacées par la morphine lors de son administration. La crise d’abstinence (sevrage) serait alors due à un manque d’endorphine au niveau des récepteurs. Le traitement d’une morphinomanie se fait par sevrage progressif.

Il est fondamental de souligner qu’il n’y a pas de pharmacodépendance chez le patient souffrant d’une douleur forte traitée par la morphine.

Lors d’une intoxication aiguë à la morphine, le traitement du coma comporte l’oxygénothérapie et l’administration d’un antidote, la naloxone (Nalone, Narcan), qui supprime tous les effets de la morphine.

Jun 28, 2017 | Posted by in GÉNÉRAL | Comments Off on Analgésiques ou Antalgiques

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