Maladies infectieuses
MALADIES À DÉCLARATION OBLIGATOIRE (1)
Liste des 31 maladies faisant l’objet d’une transmission obligatoire des données individuelles à l’autorité sanitaire (2012)
Maladie | Cas à signaler sans délai par téléphone ou télécopie | Cas à notifier par fiche* |
Botulisme | Probables et confirmés | Probables et confirmés |
Brucellose | Probables et confirmés | Probables et confirmés |
Charbon | Suspects, probables et confirmés | Probables et confirmés |
Chikungunya importé ou autochtone | Suspects et confirmés, en particulier dans les Alpes-Maritimes et en Haute-Corse | Confirmés |
Choléra | Suspects et confirmés | Confirmés |
Dengue importée ou autochtone | Suspects et confirmés, en particulier dans les Alpes-Maritimes et en Haute-Corse | Confirmés |
Diphtérie | Suspects, confirmés et tout isolement de souche toxinogène | Confirmés et tout isolement de souche toxinogène |
Fièvres hémorragiques africaines | Suspects, probables et confirmés | Probables et confirmés |
Fièvre jaune | Suspects et confirmés | Confirmés |
Fièvre typhoïde et paratyphoïde | Confirmés | Confirmés |
Hépatite A aiguë | Confirmés | Confirmés |
Hépatite B aiguë symptomatique | Aucun | Confirmés |
Infection à VIH et sida quel que soit le stade | Aucun | Confirmés |
Infection invasive à méningocoques | Probables et confirmés | Confirmés |
Légionellose | Probables et confirmés | Probables et confirmés |
* Les fiches VIH et hépatite B sont à retirer à la Ddass (feuillets autocopiants non téléchargeables). Les autres peuvent être téléchargés sur le site de l’Institut de veille sanitaire (www.invs.sante.fr). Suspects : à signaler sur la base d’une présomption clinique sans attendre la confirmation
MALADIES À DÉCLARATION OBLIGATOIRE (2)
Liste des 31 maladies faisant l’objet d’une transmission obligatoire des données individuelles à l’autorité sanitaire (2012) – suite
Maladie | Cas à signaler sans délai par téléphone ou télécopie | Cas à notifier par fiche* |
Listériose | Confirmés | Confirmés |
Mésothéliome | Aucun | Cliniques ou confirmés |
Orthopoxviroses dont la variole | Suspects et confirmés | Confirmés |
Paludisme autochtone | Confirmés | Confirmés |
Paludisme d’importation dans les DOM | Confirmés | Confirmés |
Peste | Suspects et confirmés | Confirmés |
Poliomyélite | Suspects, confirmés et tout isolement de poliovirus au laboratoire | Confirmés et tout isolement de poliovirus sauvage ou dérivé d’une souche vaccinale |
Rage | Suspects et confirmés | Confirmés |
Rougeole | Cliniques ou confirmés | Cliniques et confirmés |
Saturnisme de l’enfant mineur | Suspects | Confirmés |
Suspicion de maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) et autres encéphalites spongiformes transmissibles (ESST) | Suspects de MCJ ou autre ESST | Suspects de MCJ ou autre ESST |
Tétanos | Aucun | Confirmés |
Toxi-infection alimentaire collective | Tout foyer | Tout foyer quels que soient les résultats des enquêtes épidémiologiques et environnementales (y compris en l’absence de résultats) |
Tuberculose | Probables et confirmés | Probables et confirmés |
Tularémie | Suspects, probables et confirmés | Probables et confirmés |
Typhus exanthématique | Suspects et confirmés | Confirmés |
* Les fiches VIH et hépatite B sont à retirer à la Ddass (feuillets autocopiants non téléchargeables). Les autres peuvent être téléchargés sur le site de l’Institut de veille sanitaire (www.invs.sante.fr). Suspects : à signaler sur la base d’une présomption clinique sans attendre la confirmation
PÉNICILLINES G ET V (2) – PHARMACOLOGIE
PROPRIÉTÉS
Antibiotiques bactéricides qui se lient, comme toutes les bêtalactamines, aux protéines enzymatiques (PLP) responsables des dernières étapes de la synthèse du peptidoglycane. L’inhibition de ces enzymes situées à la face externe de la membrane cytoplasmique conduit à un arrêt de la croissance puis à la mort bactérienne.
PHARMACOCINÉTIQUE
Pénicilline G : usage parentéral (détruite par l’acidité gastrique), distribution dans tout l’organisme sauf le système nerveux central, l’œil, la prostate et l’os, faible passage dans le liquide céphalorachidien, élimination rénale sous forme active (90 %), passage transplacentaire et dans le lait maternel.
Pénicilline V : usage per os, à distance des repas, biodisponibilité de 60 %, distribution et élimination similaires à la pénicilline G.
MICROBIOLOGIE
Espèces sensibles : streptocoques (sauf entérocoques), pneumocoque, gonocoques, méningocoque, Corynebacterium, Erysipelothrix, Listeria, Peptococcus, Peptostreptococcus, Fusobacterium, Clostridium, Actinomyces, Treponema, Leptospira, Borrelia, Streptobacillus monoliformis, Spirillum minus, Pasteurella multocida.
Résistance naturelle : entérocoques, bacilles gram-négatifs, Legionella, Mycoplasma, Chlamydiae, Rickettsiae, Mycobacterium, Nocardia, Bacteroides fragilis.
Résistance acquise : staphylocoques producteurs de pénicillinases (≥ 95 %) et staphylocoques méti-R, pneumocoque (> 35 %), gonocoque (15 %).
INDICATIONS
– Infections à streptocoques des groupes A, B, C, et G.
– Angine streptococcique (prévention du rhumatisme articulaire aigu).
– Infections à pneumocoque sensible.
– Infections à staphylocoque non producteur de pénicillinase.
– Infections à anaérobies : clostridies, actinomycoses.
– Autres infections : pasteurellose, rouget du porc, sodoku, charbon.
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
Insuffisance rénale : adapter la dose à la clairance de la créatinine; pénicilline G :
Apports sodés : 1,7 mmol de Na+ par million d’UI de pénicilline G.
EFFETS INDÉSIRABLES
Réactions allergiques : exanthème maculopapuleux, urticaire, œdème de Quincke, fièvre, vascularite, éosinophilie, cytopénie, syndrome de Stevens-Johnson, choc anaphylactique.
Toxicité neurologique (à fortes doses et favorisée par une insuffisance rénale) : agitation, convulsions, myoclonies, hallucinations, encéphalopathie.
Rares : réaction de Pick-Herxheimer dans la syphilis, neutropénie, anémie hémolytique, thrombopénie, allongement du TS.
PÉNICILLINES A (3) – PHARMACOLOGIE
PROPRIÉTÉS
Pénicillines actives sur les entérocoques, les streptocoques, les entérobactéries et les Haemophilus non producteurs de bêtalactamases.
PROPRIÉTÉS
Biodisponibilité per os > 80 % pour l’amoxicilline, et de 40 % (diminuée en présence d’aliments) pour l’ampicilline, distribution dans tout l’organisme (y compris le LCR), faible métabolisation hépatique, élimination rénale prépondérante sous forme active, passage transplacentaire et dans le lait maternel.
MICROBIOLOGIE
Espèces sensibles : streptocoques, pneumocoque, entérocoques, Neisseria, Corynebacterium, Erysipelothrix, Listeria, Bacillus, E. coli, Proteus mirabilis, Salmonella, Shigella, Brucella, Haemophilus influenzae, Bordetella, Eikenella corrodens, Pasteurella, Vibrio cholerœ, Helicobacter pylori, Peptococcus, Peptostreptococcus, Fusobacterium, Clostridium, Actinomyces, Treponema, Leptospira, Borrelia, Streptobacillus monoliformis, Spirillum minus.
Résistance naturelle : Klebsiella, Enterobacter, Citrobacter, Morganella morganii, Proteus indole-positifs, Providencia, Serratia, Yersinia, Pseudomonas, Acinetobacter, Campylobacter, Bacteroides, Clostridium difficile, Legionella, Mycoplasma, Chlamydiae, Rickettsiae, Mycobacterium, Nocardia.
Résistance acquise : staphylocoque producteur de pénicillinase (> 95 % en ville) ou méti-R, E. coli (≥ 40 %), P. mirabilis (10 à 15 %), Salmonella (> 10 %), Shigella (≤ 30 %), H. influenzae (25 %), Moraxella catarrhalis (75 %), gonocoque (≤ 15 %), pneumocoque (> 35 %).
INDICATIONS
– Infections des voies respiratoires supérieures (sauf otites moyennes aiguës et sinusites).
– Pneumonie communautaire non compliquée du sujet sain, bronchite aiguë.
– Méningite bactérienne à Listeria, S. pneumoniae, ou N. meningitidis (chez enfant > 6 ans et adulte jeune immunocompétent).
– Infections urinaires : cystite non compliquée de la femme jeune, bactériurie asymptomatique de la femme enceinte, infections à entérocoques.
– Infections à streptocoques, traitement et prophylaxie de l’endocardite bactérienne et du rhumatisme articulaire aigu.
– Maladie de Lyme, listériose, pasteurellose, syphilis.
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
Éruptions non allergiques plus fréquentes au cours d’une infection à CMV, du psoriasis, de leucémie lymphoïde.
Insuffisance rénale : adapter la dose d’amoxicilline à la clairance de la créatinine :
EFFETS INDÉSIRABLES
Réactions cutanées allergiques : exanthème maculopapuleux, urticaire, œdème de Quincke, fièvre, vascularite, éosinophilie, cytopénie, syndrome de Stevens-Johnson, choc anaphylactique.
Troubles digestifs : nausées, vomissements, diarrhée, colite pseudo-membraneuse, candidose.
Toxicité neurologique (à fortes doses, favorisée par une insuffisance rénale) : convulsions, encéphalopathie.
Rares : élévation transitoire des phosphatases alcalines et des transaminases, néphrite interstitielle aiguë, neutropénie, anémie hémolytique.
AMINOPÉNICILLINES ET INHIBITEURS DE BÊTALACTAMASES (2) – PHARMACOLOGIE
PROPRIÉTÉS
Les inhibiteurs de bêtalactamases agissent comme des substrats compétitifs-suicides des bêtalactamases. Ils permettent de restaurer l’activité des aminopénicillines dans les infections à bactéries qui produisent une pénicillinase à un bas niveau (inactifs sur les céphalosporinases).
PHARMACOCINÉTIQUE
La pharmacocinétique des inhibiteurs de bêtalactamases, proche de celle des aminopénicillines, n’est pas modifiée par l’absorption d’aliments (faible diffusion dans les méninges ne permettant pas une activité synergique dans les méningites), élimination rénale prépondérante sous forme active.
MICROBIOLOGIE
Spectre d’action des aminopénicillines étendu aux : staphylocoque méti-S (y compris producteur de pénicillinase), gonocoque producteur de pénicillinase, Escherichia coli, Klebsiella, Proteus mirabilis, Proteus vulgaris, Citrobacter diversus, Yersinia enterolitica, Campylobacter fetus, Moraxella catharralis, Haemophilus influenzae, Haemophilus ducreyi, anaérobies dont Bacteroides.
Résistance naturelle : Enterobacter, Citrobacter freundii, Providencia, Serratia, Morganella morganii, Pseudomonas, Acinetobacter, Legionella, Clostridium difficile, Mycoplasma, Chlamydiae, Rickettsiae, Mycobacterium. Résistance acquise : staphylocoque méti-R, entérobactérie productrice de céphalosporinases ou de pénicillinase à un haut niveau.
INDICATIONS
– Infections urinaires basses chez la femme (pas d’indication probabiliste au cours des pyélonéphrites et des prostatites en raison de la fréquence d’E. coli résistants à l’association).
– Infections ORL : otites moyennes, sinusites, épiglottite à H. influenzae.
– Infections respiratoires basses au cours des BPCO en cas d’infections à H. influenzae sécréteur de pénicillinase ou plurimicrobienne, pneumopathie de déglutition communautaire.
– Infections cutanées ou des parties molles sur un terrain fragilisé (diabète, sujet âgé, etc.), ou après morsure non délabrante.
– Infections gynécologiques en particulier salpingite de la femme jeune (en association avec une tétracycline).
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
Grossesse et allaitement : non tératogène mais innocuité non établie. Éruptions cutanées plus fréquentes au cours d’une infection à CMV, du psoriasis, de leucémie lymphoïde.
Insuffisance rénale : adapter la dose d’amoxicilline à la clairance de la créatinine : 1 g puis 500 mg toutes les 12 h (< 30 mL/min) ou 250 mg toutes les 12 h (< 10 mL/min).
PÉNICILLINES M : ANTISTAPHYLOCOCCIQUES (2) – PHARMACOLOGIE
PROPRIÉTÉS
Pénicillines antistaphylococciques bactéricides qui résistent à l’hydrolyse de la pénicillinase staphylococcique présente chez plus de 95 % des souches en ville.
Les recommendations posologiques antérieures présentaient des risques de sous-dosages et donc d’échecs tout en favorisant la sélection de souches résistantes. Les réévaluations posologiques ont ménées au retrait du BRISTOPEN per os en raison de l’incompatibilité des profils cinétiques et des containtes de ces formes pharmaceutiques avec les nouvelles posologies. Par ailleurs, la voie IM est abandonnée à la fois pour le BRISTOPEN et l’ORBÉNINE.
PHARMACOCINÉTIQUE
Usage per os, à distance des repas, biodisponibilité de 50 % pour la cloxacilline, distribution comparable à la pénicilline G, faible métabolisation hépatique (cloxacilline 20 %), élimination rénale prépondérante sous forme active, passage transplacentaire.
MICROBIOLOGIE
Espèces sensibles : staphylocoque méti-S (y compris producteur de pénicillinase), streptocoques (sauf entérocoques et streptocoques du groupe D), Clostridium perfringens.
Résistance naturelle : entérocoques, streptocoques du groupe D, bacilles gram-négatifs, Legionella, Mycoplasma, Chlamydiae, Rickettsiae, Mycobacterium, Bacteroides.
Résistance acquise : staphylocoque méti-R (1 % des souches en ville mais jusqu’à 50 % dans certains services hospitaliers).
INDICATIONS
La forme orale est réservée au traitement des infections cutanées peu sévères dues aux staphylocoques et/ou aux streptocoques sensibles.
La forme IV garde ses indications antérieurieures (en association dans les infections sévères) :
– septicémies et endocardites à staphylocoques méti-S;
– infections cutanées et des parties molles à staphylocoques méti-S;
– infections osseuses et ostéo-articulaires à staphylocoques méti-S (préférer des antibiotiques avec une meilleure pénétration osseuse);
– staphylococcie pleuropulmonaire;
– traitement préventif des infections post-opératoires en neuro-chirurgie.
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
Tenir compte du risque d’allergie croisée avec les céphalosporines.
Insuffisance rénale : adaptation des doses à la clairance de créatinine :
Insuffisance hépatocellulaire : demi-vie sérique augmentée pour la cloxacilline.
Apports sodés : 2,2 mmol de Na+ par g d’oxacilline et de la cloxacilline.
EFFETS INDÉSIRABLES
Réactions allergiques : exanthème maculopapuleux, urticaire, œdème de Quincke, fièvre, vascularite, éosinophilie, cytopénie, syndrome de Stevens-Johnson, choc anaphylactique.
Troubles digestifs : nausées, vomissements, diarrhée.
INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES
Synergie avec la fosfomycine en particulier sur Staphylococcus aureus, augmentation de la bactéricidie en association avec les aminosides.
Certaines souches de staphylocoques ont acquis une résistance à l’ensemble des bêtalactamines appelée communément résistance à la méticilline (méti-R). Il s’agit d’une résistance par modification de la cible (PLP) des bêtalactamines et non par la production de bêtalactamase (acide clavulanique inefficace). Les souches méti-R sont fréquemment résistantes à d’autres antibiotiques (fluoroquinolones, aminosides, macrolides, etc.) et se rencontrent quasi exclusivement en milieu hospitalier. En cas de suspicion d’infection à staphylocoque méti-R, il faut utiliser un glycopeptide en première intention (vancomycine), puis adapter le traitement à l’antibiogramme.
CARBOXYPÉNICILLINES (2) – PHARMACOLOGIE
PROPRIÉTÉS
Pénicilline à large spectre, active sur Pseudomonas, hydrolysée relativement stable à l’activité des céphalosporinases. Son spectre d’action n’inclut pas les entérocoques à la différence des acyluréidopénicillines (pipéracilline).
PHARMACOCINÉTIQUE
Voie parentérale stricte, diffusion dans tout l’organisme y compris le LCR (sauf l’acide clavulanique), pas de métabolisation pour la ticarcilline, élimination rénale (> 80 %).
MICROBIOLOGIE
Spectre antibactérien des aminopénicillines étendu aux entérobactéries naturellement productrices de céphalosporinases (Enterobacter, Citrobacter freundii, Serratia, Proteus indole-positif, Providencia, Morganella), Pseudomonas aeruginosa, Acinetobacter, bacilles anaérobies gramnégatifs (Bacteroides fragilis, Fusobacterium).
Résistance naturelle : entérocoque, Klebsiella, Yersinia enterocolitica, Pseudomonas putida et cepacia, Xanthomonas maltophila, Moraxella catharralis, Flavobacterium, Nocardia.
Résistance acquise : staphylocoque producteur de pénicillinase (> 80 %) ou méti-R, pneumocoque de sensibilité diminuée à la pénicilline, Enterococcus faecium (50 %), E. coli (20 %), Proteus mirabilis (10-25 %), Providencia (> 50 %), Salmonella et Shigella (5-20 %) Enterobacter (> 30 %), Serratia (> 30 %), C. freundii (40-50 %), Morganella (5-10 %), P. aeruginosa (30 %), Acinetobacter (40-60 %).
De nombreux bacilles gram-négatifs produisent une bêtalactamase (pénicillinase) hydrolysant la ticarcilline (voir ci-dessus). L’association d’acide clavulanique permet de restaurer l’activité de la ticarcilline vis-à-vis de ces bactéries. En raison de son très large spectre d’action, ticarcilline-acide clavulanique induit une pression de sélection qui peut conduire à l’émergence de bactéries multirésistantes. Sa prescription doit être parcimonieuse, mûrement réfléchie et adaptée à l’antibiogramme.
INDICATIONS
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
Grossesse et allaitement : non tératogène mais innocuité non établie de l’acide clavulanique.
Insuffisance rénale : adapter la dose de ticarcilline à la clairance de la créatinine :
Ticarcilline- acide clavulanique :
EFFETS INDÉSIRABLES
Réactions allergiques, troubles digestifs et toxicité neurologique (cf. Aminopénicillines).
Rares : élévation transitoire des phosphatases alcalines et des transaminases, néphrite. interstitielle aiguë, neutropénie, anémie hémolytique à Coombs direct positif, hépatites.
ACYLURÉIDOPÉNICILLINES (2) – PHARMACOLOGIE
PROPRIÉTÉS
Pénicilline à large spectre, active sur Pseudomonas aeruginosa et les entérocoques, relativement stable à l’hydrolyse des céphalosporinases.
PHARMACOCINÉTIQUE
Voie parentérale stricte, bonne diffusion tissulaire (y compris le LCR sauf pour le tazobactam), pas de métabolisation (métabolite inactif pour le tazobactam), élimination rénale (60-70 %) et biliaire (20-30 %).
MICROBIOLOGIE
Espèces sensibles : spectre antibactérien des aminopénicillines étendu aux entérobactéries produisant naturellement une céphalosporinase (Enterobacter, Citrobacter freundii, Serratia, Proteus indole-positif, Providencia, Morganella morganii), Pseudomonas aeruginosa, Acinetobacter, bacilles anaérobies gram-négatifs (Bacteroides fragilis, Fusobacterium).
Résistance naturelle : Citrobacter diversus, Klebsiella, Pseudomonas putida et cepacia, Xanthomonas maltophila, Nocardia.
Résistance acquise : staphylocoque producteur de pénicillinase (> 80 %) ou méti-R, pneumocoque de sensibilité diminuée à la pénicilline, Enterococcus faecium (50 %), entérobactérie (E. coli (20 %), P. mirabilis (10-25 %), Providencia (> 50 %), Salmonella et Shigella (5-20 %) Enterobacter (> 30 %), Serratia (> 30 %), C. freundii (40-50 %), M. morganii (5-10 %), Providencia, P. aeruginosa (30 %), Acinetobacter (40-60 %).
De nombreux bacilles gram-négatifs produisent une bêtalactamase (pénicillinase) hydrolysant la pipéracilline (voir ci-dessus). L’association du tazobactam permet de restaurer l’activité de la pipéracilline vis-à-vis de ces bactéries. En raison de son très large spectre d’action, pipéracilline-tazobactam induit une pression de sélection qui peut conduire à l’émergence de bactéries multirésistantes. Sa prescription doit être parcimonieuse, mûrement réfléchie et adaptée à l’antibiogramme.
INDICATIONS
– Fièvre chez le neutropénique (préférer l’association pipéracilline-tazobactam en raison de la fréquence des bacilles gram-négatifs producteurs de bêtalactamases hydrolysant les pénicillines).
– Infections plurimicrobiennes (gynécologique, digestive, etc.).
– Infections à Pseudomonas aeruginosa ou à Acinetobacter sensible.
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
Insuffisance rénale : adapter les doses de pipéracilline à la clairance de la creatinine; < 20 mL/min : 4 g toutes les 12 h. Mezlocilline : < 40 mL/min doubler l’intervalle entre deux doses; < 10 mL/min ou tripler l’intervalle entre deux doses. Pipéracilline-tazobactam; 40 à 20 mL/min : 12 g/1,5 g en 3 injections; < 20 mL/min 8 g/1 g en 2 injections.
Apports sodés : 1,85 mmol de Na+ par g de pipéracilline, 2,35 mmol de Na+ par g de pipéracilline-tazobactam.
EFFETS INDÉSIRABLES
Réactions allergiques et troubles digestifs communs avec l’amoxicilline (dont risque de colite pseudo-membraneuse et sélection de germes résistants).
Rares : élévation transitoire des transaminases, néphrite interstitielle aiguë, neutropénie, anémie hémolytique à Coombs direct positif.
Risque de fausse positivité de la recherche d’antigène aspergillaire sérique. Contrôle à l’arrêt de l’antibiotique.
MONOBACTAM
PROPRIÉTÉS
Antibiotique bactéricide de la famille bêtalactamines dont le spectre est limité aux bactéries gram-négatives.
PHARMACOCINÉTIQUE
Voie parentérale, bonne diffusion tissulaire (y compris le LCR), faible métabolisation (6-7 %), élimination rénale prépondérante (> 75 %).
MICROBIOLOGIE
Espèces sensibles : Neisseria, Escherichia coli, Shigella, Salmonella, Proteus mirabilis, Klebsiella, Enterobacter, Citrobacter, Proteus indole-positif, Providencia, Morganella morganii, Serratia, Yersinia, Pseudomonas aeruginosa, Campylobacter, Moraxella catharralis, Haemophilus.
Résistance naturelle : cocci gram-positif, Acinetobacter, Xanthomonas maltophila, Pseudomonas cepacia, Mycoplasma, Chlamydiae, Rickettsiae, Legionella, Mycobacterium, Nocardia, anaérobies.
INDICATIONS
– Infections nosocomiales abdominales, urinaires, gynécologiques, cutanées et pulmonaires à bacille gram-négatif.
– Septicémies et sepsis grave nosocomial (en réanimation).
– Fièvre chez le neutropénique.
– CAYSTON : infections pulmonaires chroniques à Pseudomonas aeruginosa chez les patients atteints de mucoviscidose âgés de 18 ans et plus.
EFFETS INDÉSIRABLES
Douleurs et thrombophlébite au point d’injection.
Réactions allergiques : exanthème maculopapuleux, urticaire, œdème de Quincke, fièvre, vascularite, éosinophilie, cytopénie, choc anaphylactique.
Troubles digestifs : nausées, vomissements, diarrhées, candidose, colites pseudo-membraneuses.
Rares : saignements, hypoprothrombinémie, élévation transitoire des transaminases.
CARBAPÉNÈME
PROPRIÉTÉS
Antibiotique bactéricide de la famille bêtalactamines dont le spectre très large inclut la totalité des germes rencontrés en pratique quotidienne y compris la plupart des bactéries productrices de bêtalactamases. La cilastatine prévient l’inactivation rénale de l’imipénème et rétablit des concentrations urinaires thérapeutiques.
PHARMACOCINÉTIQUE
Voie parentérale, bonne diffusion tissulaire (y compris le LCR), métabolisation entre 20 et 30 %, élimination rénale prépondérante (90 % dont 75 % sous forme active).
MICROBIOLOGIE
Espèces sensibles : bactéries gram-positives (staphylocoques méti-S, streptocoques, pneumocoques, entérocoques, Listeria), bactéries gramnégatives (Neisseria, Moraxella catharralis, Brucella, Haemophilus), entérobactéries (E scherichia coli, Klebsiella, Enterobacter, Citrobacter freundii, Salmonella, Shigella, Proteus, Providencia, Morganella, Serratia, Yersinia, Campylobacter), Pseudomonas aeruginosa, Acinetobacter, anaérobies (Peptococcus, Peptostreptococcus, Veillonella, Clostridium, Bacteroides, Fusobacterium). Résistance naturelle : Citrobacter diversus, Enterococcus faecium, corynébactéries JK, Xanthomonas maltophila, Pseudomonas cepacia, Mycoplasma, Chlamydiae, Rickettsiae, Legionella pneumophila, Mycobacterium, Nocardia.
Résistance acquise : staphylocoque méti-R, entérobactéries (exceptionnel) Pseudomonas aeruginosa, Acinetobacter.
INDICATIONS
– Infections nosocomiales (ex. : abdominales, urinaires, gynécologiques, pulmonaires).
– Septicémies et sepsis grave nosocomiaux (en réanimation).
– Infections à germes multirésistants : Pseudomonas résistant à la ceftazidime, Acinetobacter, entérobactéries productrices de bêtalactamases à spectre étendu ou hyperproductrices de céphalosporinases (adapter à l’antibiogramme).
– Infections plurimicrobiennes.
– Fièvre chez le neutropénique en cas de suspicion de germe résistant à la ceftazidime.
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
Allergie croisée avec les céphalosporines dans 2 % des cas.
Insuffisance rénale : adapter les doses à la clairance de la créatinine :
EFFETS INDÉSIRABLES
Douleurs et thrombophlébite au point d’injection. Réactions allergiques : exanthème maculo-papu-leux, urticaire, œdème de Quincke, fièvre, vascularity, éosinophilie, cytopénie, choc anaphylactique. Troubles digestifs : nausées, vomissements, diarrhées, colites pseudo-membraneuses, candidose. Rares : neutropénie, anémie hémolytique, élévation transitoire des transaminases, des phosphatases alcalines, néphrite interstitielle aiguë, confusion, convulsions, encéphalopathie dépendante de la dose.
CÉPHALOSPORINES DE 1RE GÉNÉRATION (2) – PHARMACOLOGIE
PROPRIÉTÉS
Antibiotiques bactéricides de la famille des bêtalactamines souvent prescrits dans les infections ORL communautaires non compliquées.
PHARMACOCINÉTIQUE
Usage per os (biodisponibilité entre 75 et plus de 90 %, tolérance dépendante de la dose) ou par voie parentérale, large distribution (sauf le LCR), faible métabolisation, élimination essentiellement rénale, passage placentaire et dans le lait maternel.
MICROBIOLOGIE
Espèces sensibles : staphylocoque méti-S, streptocoque, pneumocoque sensible à la pénicilline, Neisseria, Corynebacterium, Escherichia coli, Klebsiella pneumoniae, Citrobacter diversus, Salmonella, Shigella, Proteus mirabilis, Moraxella catarrhalis, Haemophilus influenzae, Peptococcus, Peptostreptococcus, Treponema, Leptospira.
Résistance naturelle : entérocoque, Listeria, Enterobacter, Citrobacter freundii, Proteus indole-positif, Providencia, Serratia, Pseudomonas, Acinetobacter, Campylobacter, Clostridium difficile, Bacteroides, Mycoplasma, Chlamydiae, Rickettsiae, Legionella pneumophila, Mycobacterium.
Résistance acquise : staphylocoque méti-R, pneumocoque résistant à la pénicilline, toute entérobactérie, Haemophilus influenzae, Moraxella catarrhalis.
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
Insuffisance rénale : adapter la dose à la clairance de la créatinine (cf. tableau).
EFFETS INDÉSIRABLES
Douleur au point d’injection, thrombophlébite Réactions allergiques : exanthème maculopapuleux, urticaire, œdème de Quincke, fièvre, vascularite, éosinophilie, cytopénie, syndrome de Stevens-Johnson, maladie sérique, choc anaphylactique.
Troubles digestifs : nausées, vomissements, diarrhées, candidose, colites pseudo-membraneuses.
Toxicité neurologique (à fortes doses et favorisée par une insuffisance rénale) : convulsions, encéphalopathie.
Troubles hématologiques (rares) : neutropénie, anémie hémolytique à Coombs direct positif, troubles de la coagulation, agranulocytose ou pancytopénie (exceptionnelles).
Rares : élévation transitoire des transaminases, néphrite interstitielle aiguë.
CÉPHALOSPORINES DE 2E GÉNÉRATION (2)
PROPRIÉTÉS
Antibiotiques de la famille des bêtalactamines caractérisés par une meilleure activité que les céphalosporines de 1re génération sur les entérobactéries, Haemophilus influenzae et Moraxella catarrhalis.
PHARMACOCINÉTIQUE
Usage per os (biodisponibilité 30-50 % pour le céfuroxime axetil) ou par voie parentérale, large distribution (faible dans le LCR), absence de métabolisation, élimination essentiellement rénale, passage placentaire et dans le lait maternel.
MICROBIOLOGIE
Espèces sensibles : staphylocoque méti-S, streptocoques pneumocoque sensible à la pénicilline, Neisseria, Corynebacterium, Escherichia coli, Proteus mirabilis, Klebsiella, Salmonella, Shigella, Enterobacter, Citrobacter, Providencia, M. catarrhalis, H. influenzae, Peptococcus, Peptostreptococcus, Treponema, Leptospira.
Résistance naturelle : entérocoque, Listeria, Serratia, Proteus vulgaris, Morganella, Pseudomonas, Acinetobacter, Campylobacter, Clostridium difficile, Bacteroides, Mycoplasma, Chlamydiae, Rickettsiae, Legionella pneumophila, Mycobacterium.
Résistance acquise : staphylocoque méti-R, pneumocoque résistant à la pénicilline, toute entérobactérie.
INDICATIONS
– Infections ORL communautaires.
– Infections bronchiques (y compris chez le bronchopathe chronique) et pneumopathies communautaires à pyogènes.
– Infections communautaires de la peau et des parties molles.
– Infections urinaires non compliquées.
Dans les infections à entérobactérie naturellement sécrétrice de céphalosporinase (encore appelée bêtalactamase de classe C) comme Enterobacter, Citrobacter, Proteu sindole-positif, Providencia, Morganella, Serratia, il est recommandé d’utiliser une céphalosporine de 3e génération associée à un aminoside ou une fluoroquinolone.
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
Insuffisance rénale : cf. tableau.
Apports sodés : 1,8 mmol de Na+ par 750 mg de céfuroxime; 2,2 mmol de Na+ par g de céfoxitine; 2,5 mmol de Na+ par 750 mg de céfamandole.
EFFETS INDÉSIRABLES
Douleur au point d’injection, thrombophlébite.
Réactions allergiques : exanthème maculopapuleux, urticaire, œdème de Quincke, fièvre, vascularite, éosinophilie, cytopénie, choc anaphylactique. Troubles digestifs : nausées, vomissements, diarrhées, candidose, colites pseudo-membraneuses.
Troubles hématologiques (rares) : neutropénie, anémie hémolytique à Coombs direct positif, troubles de la coagulation par diminution de la vitamine K (céfamandole).
Rares : élévations transitoires des transaminases, des phosphatases alcalines, des LDH et de la bilirubine, néphrite interstitielle aiguë.
CÉPHALOSPORINES DE 2E GÉNÉRATION (3)
PROPRIÉTÉS
Céphalosporines de 2e génération (de type ceptamycine) caractérisées par leur résistance à l’hydrolyse de certaines bêtalactamases mais peu utilisées en raison de leur toxicité.
PHARMACOCINÉTIQUE
Usage par voie parentérale, large distribution (sauf le LCR), absence de métabolisation, élimination essentiellement rénale, passage placentaire et dans le lait maternel.
MICROBIOLOGIE
Espèces sensibles : staphylocoque méti-S, streptocoque, pneumocoque sensible à la pénicilline, Neisseria, Corynebacterium, Escherichia coli, Klebsiella, Salmonella, Shigella, Proteus mirabilis, Providencia, Serratia, Moraxella catarrhalis, Haemophilus influenzae.
Résistance naturelle : entérocoque, Listeria, Enterobacter, Citrobacter, Morganella, Pseudomonas, Acinetobacter, Campylobacter, Clostridium difficile, Mycoplasma, Chlamydiae, Rickettsiae, Legionella pneumophila, Mycobacterium.
Résistance acquise : staphylocoque méti-R, pneumocoque résistant à la pénicilline, toute entérobactérie.
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
Insuffisance rénale : adapter la dose à la clairance de la créatinine (cf. tableau).
Troubles de la coagulation. Insuffisance hépatique.
EFFETS INDÉSIRABLES
Douleur au point d’injection, thrombophlébite. Réactions allergiques : exanthème maculopapuleux, urticaire, œdème de Quincke, fièvre, vascularite, éosinophilie, cytopénie, choc anaphylactique.
Troubles digestifs : nausées, vomissements, diarrhées, colites pseudo-membraneuses, candidose.
Troubles hématologiques : troubles de la coagulation par diminution de l’absorption de la vitamine K (3,2 %), neutropénie (2 %), anémie hémolytique à Coombs direct positif (0,4-3 %), modifications de l’hémoglobine (6,7 %).
Rares : élévations transitoires des transaminases, des phosphatases alcalines, des LDH et de la bilirubine, néphrite interstitielle aiguë, élévation de la créatininémie.
CÉPHALOSPORINES DE 3E GÉNÉRATION INJECTABLES (2) – PHARMACOLOGIE
PROPRIÉTÉS
Antibiotiques bactéricides de la famille des bêtalactamines caractérisés par une meilleure activité sur les bacilles gram-négatifs et les streptocoques que les céphalosporines de 1re et 2e générations.
PHARMACOCINÉTIQUE
Usage par voie parentérale, demi-vie de 8 h pour la ceftriaxone permettant une injection par jour, large distribution (y compris dans le LCR), métabolisation de 30-50 %, éliminations rénale et biliaire, passage placentaire et dans le lait maternel.
MICROBIOLOGIE
Espèces sensibles : staphylocoque méti-S, streptocoques, pneumocoque (y compris de sensibilité diminuée à la pénicilline), Neisseria, Corynebacterium, Escherichia coli, Klebsiella pneumoniae, Enterobacter, Citrobacter, Salmonella, Shigella, Proteus mirabilis, Providencia, Morganella, Serratia, Moraxella catarrhalis, Haemophilus influenzae, Treponema, Leptospira.
Résistance naturelle : entérocoques, Listeria, Pseudomonas, Acinetobacter, Campylobacter, Clostridium difficile, Mycoplasma, Chlamydiae, Rickettsiae, Legionella pneumophila, Mycobacterium.
Résistance acquise : staphylocoque méti-R, toute entérobactérie hyperproductrice de céphalosporinase ou productrice de bêtalactamases à spectre étendu (BLSE).
INDICATIONS
– Méningites purulentes communautaires (sauf listériose).
– Pyélonéphrite aiguë (sauf entérocoque).
– Pneumopathies bactériennes communautaires (préférer amoxicilline CLAMOXYL ± acide clavulanique AUGMENTIN).
– Infections communautaires des voies biliaires, du liquide d’ascite (en association).
– Bactériémies et septicémies (sauf suspicion d’entérocoques, d’entérobactérie hyperproductrice de céphalosporines ou de BLSE ou de Pseudomonas).
– Traitement minute de la gonococcie simple (ceftriaxone 250 à 500 mg en 1 injection).
– Infection nosocomiale pulmonaire ou urinaire à entérobactérie en début d’hospitalisation (sauf suspicion de souche hyperproductrice de céphalosporinase ou de BLSE).
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
Insuffisance rénale : adapter la dose à la clairance de la créatinine.
Insuffisance rénale (clairance) | Céfotaxime | Ceftriaxone |
---|---|---|
– 30-10 mL/min | – 10 mg/kg/8 h | – 15-30 mg/kg/24 h |
– < 10 mL/min | – 7,5 mg/kg/8 h | – 7-15 mg/kg/24 h |
Hémodialyse | 15 mg/kg en fin de dialyse | 1 g en fin de dialyse |
Apports sodés : 2,1 mmol de Na+ par g de céfotaxime et 3,6 mmol de Na+ par g de ceftriaxone.
Des études ont suggéré que l’élimination principalement biliaire de la ceftriaxone pourrait favoriser l’émergence de souches d’entérobactéries hyperproductrices de céphalosporinase. Il serait ainsi préférable d’utiliser le céfotaxime en première intention.

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